«Venise n'existe pas» déclare un court-métrage de Jean-Claude Rousseau. «Paris s'invente», semble lui dire en écho un livre d'Eric Hazan. Les villes sont des structures et des super-structures. Leur matérialité est évidente. Mais ce qui les constitue, est aussi l'image, la représentation. Les villes sont des inventions. Des rêves. Des cauchemars. Elles peuvent s'analyser. Ou pas. Un grand nombre de transformations, on le sait, s'opèrent dans l'insouciance, dans l'oubli. Dans le refoulement.
Pendant cinq jours, l'atelier 7 du CENTQUATRE, qui souvent accueille les ouvertures et les comités publics de la rédaction d'Independencia, est occupé par des artistes des Beaux Arts et rempli d'oeuvres plastiques et vidéo réalisées à la Cité de la Muette de Drancy et à la Gare de la grande Ceinture de Bobigny.
Deux lieux historiques de la déportation sont situés aujourd’hui au cœur de villes en pleine transformation
C'est un travail mené sous la direction de Vincent Barré, que les cinéphiles connaissent pour sa collaboration de longue date avec Pierre Creton. Il y a deux ans, Vincent a posé cette question aux élèves de son atelier aux Beaux Arts :
«La Cité de la Muette, la Gare de Bobigny, : quels projets pour le développement urbain, quelle place pour la mémoire dans des sites habités, quelles formes et quelle place pour l’artiste dans ce débat ?»
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