Lucky Dragons : duo californien de musique à la frontière de l’expérimentale et de la pop. Souvent comparé à Animal Collective, mais davantage intéressé par le processus que par la chanson. Créent pourtant des chansons aussi bien que des soundscapes ou des musiques de film au moyen de sons ordinaires relancés sur plusieurs pistes et boucles en improvisation. Chef d’oeuvre : Dream Island Laughing Language (Marriage, 2008).

Lucky Dragons a donné le 13 octobre dernier un concert au bénéfice de Showpaper, un guide musical new-yorkais imprimé toutes les deux semaines sur une feuille de journal. D'un côté le guide, de l'autre une page offerte à un dessinateur. Récemment Sumi Ink Club, en fait Sarah Rara et Luke Fishbeck, alias Lucky Dragon. Son directeur des opérations, Joe Ahearn, la présente ci-dessous.

«Par solidarité DIY» et intérêt pour Lucky Dragons, Light Industry s’est fait l’hôte de l’évènement. Il s’agit d’une salle alternative de Brooklyn Sunset Park, programmant environ deux fois par semaine des films expérimentaux, des programmes spécialement conçus pour une soirée par Ed Halter et Thomas Beard, deux critiques new-yorkais (vidéo de droite), ou des intervenants extérieurs, bientôt P. Adams Sitney, Ken Jacobs, Larry Gottheim, Pedro Costa ou Jonas Mekas.

Le duo s’est en l’occurrence réduit à Luke Fishbeck, pour une performance d’environ une heure devant cinq films de la cinéaste française Rose Lowder.